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Dans mon parcours d’entrepreneur j’ai eu l’occasion de rencontrer de nombreuses personnes inspirantes, ou tout aussi barrée que moi. Jérémy fait partie de ces profils avec qui j’ai eu plaisir d’échanger, mais aussi de travailler. Nous nous sommes rencontrés en effet lors de session Boot Camp du Pépite de l’UBFC, lors desquels nous avons coachés des étudiants entrepreneurs sur leurs projets. Il a donc accepté de répondre à mes questions pour livrer sa vision de la vie de créateur d’entreprise, mais aussi de formateur et d’hédoniste.

Jérémy, peux-tu nous résumer ton parcours ? Entre le digital et l’entrepreneuriat, il semble y avoir beaucoup de choses à dire. 😊

Je dirai que tout a véritablement commencé en 2014. Après une expérience à l’étranger pour mes études, je suis revenu en France avec la volonté de créer ma première société. De l’idée à la réalisation, il m’aura fallu 8 mois au total. Une agence de voyage et d’évènementiel à destination des étudiants. Société que j’ai portée durant 3 ans et qui m’a véritablement mis le pied dans le monde de l’entrepreneuriat. J’ai énormément appris et je ne regrette aucun choix, aucun moment.

Par la suite je me suis recentré sur ma formation (le marketing) pour lancer mon agence de marketing digitale, Hexagone Stratégie. Depuis 2016 j’accompagne les entreprises, principalement les experts comptables et les centres de formation à développer leur stratégie digitale : site internet, réseaux sociaux, acquisition de nouveaux contacts, fidélisation… Le tout basé sur le principe  de l’Inbound Marketing.

Cette deuxième expérience professionnelle a été pour moi un véritable tremplin. J’interviens aujourd’hui dans quelques écoles supérieures avec des cours orientés marketing digital, j’ai également eu l’occasion de coécrire un ouvrage (avec Regis Legoff) aux éditions Foucher « Transition digitale ». Et il y a encore beaucoup d’opportunités qui continuent d’arriver, mais il faut aussi savoir prioriser, au risque de mal faire les choses.

J’ai toutefois poursuivi mon aventure entrepreneuriale en parallèle d’Hexagone, car je suis le co-fondateur d’une agence de placement d’étudiants sportifs en universités américaines, University Sports Talents. Je suis en charge de la stratégie digitale évidemment.

Au final toutes ces expériences ne sont que des successions d’opportunités et de rencontres avec bien souvent des points communs : le digital, le marketing ou encore l’univers de l’enseignement avec comme valeur qui m’est chère le partage de connaissance et l’accompagnement des jeunes.

Enfin, comme beaucoup d’entrepreneurs, je suis un passionné et chaque jour m’apporte de nouvelles choses en termes de rencontre ou de connaissance.

Jérémy Paille à Lyon

Hexagone Stratégie, StudyLife, University Sports Talents : 3 entreprises, 3 secteurs différents. Ne crains-tu pas d’être qualifié de touche-à-tout sans vraiment aller au fond des choses ?

Oui c’est vrai, 3 entreprises, 3 secteurs différents en apparence, mais beaucoup de points communs. Le digital, le marketing et aussi l’entrepreneuriat. Je n’ai pas la prétention de dire que je sais faire tous les métiers qui incombent au chef d’entreprise, mais j’ai appris avec StudyLife (première expérience  entrepreneuriale) qu’il était nécessaire, obligatoire, de se  faire accompagner par les bonnes personnes, des professionnels. Non je ne suis pas avocat, ni expert-comptable, ni graphiste, ni développeur… Mon métier est de mettre en place des stratégies digitales. C’est ce que j’ai dû faire ou ce que je fais aujourd’hui pour mes sociétés comme pour mes clients.

Et je pense à titre personnel qu’il est possible de changer de métier. Nous ne naissons pas experts d’un domaine, nous l’apprenons au fur et à mesure, à l’école certes, mais aussi dans l’Entreprise chaque jour.

Il est en revanche important d’éviter de s’éparpiller au risque de se perdre et de finir par ne rien faire…

Jérémy, tu es également très impliqué dans la formation. On se croise d’ailleurs souvent pour ce motif. Que penses-tu de l’enseignement d’aujourd’hui compte tenu des enjeux numériques, sociétaux, économiques et écologiques ?

Oui, qui l’aurait cru ? Pas moi en tout cas. Mais j’ai découvert l’autre côté de la formation dans le rôle du formateur il y a quelques années maintenant et je dois dire que j’adore ça. J’aime pouvoir partager des connaissances, répondre à des problématiques diverses et variées.

Concernant l’enseignement d’aujourd’hui je le vois évoluer (encore doucement, mais il évolue). Il y a de bonnes choses. Les formations sont de plus en plus orientées sur les problématiques concrètes business, ce qui est nécessaire avant une entrée dans le monde du travail. Aujourd’hui il est facile pour qui le souhaite de se former. Un étudiant, un professionnel, un retraité… Tout le monde peut se former, et sur tous les sujets. Je trouve ça génial et je regrette de ne pas avoir suffisamment de temps pour me former moi-même sur des sujets qui m’intéressent (à titre pro et perso).

Portrait de Jérémy Paille

Comment parviens-tu à tout concilier ?

Ahahaha. La passion ! J’aime ce que je fais tous les jours donc à partir de ce moment tout devient plus facile. Je ne compte pas mon temps certes, mais je prends plaisir à faire toutes ces activités.

Après comme je l’ai dit précédemment il faut prioriser (j’avoue avoir encore un peu de mal).

As-tu des moments douté de ton style de vie ?

Douté de mon style de vie pas forcément. Je me suis toujours adapté à chaque situation que j’ai connue. Eu des doutes sur mes projets, oui évidemment. Comme chaque entrepreneur, je pense. Il y a des fois où tu veux tout arrêter et avoir un rythme « classique ». À ce moment il est très important d’être bien accompagné dans ton activité, mais surtout dans ta vie perso : famille, compagne, amis. Ils sont toujours là pour nous et ça fait du bien (même si on ne leur dit pas assez).

De fait, est-ce que tu penses qu’il est difficile d’être soi-même ? Et comment parvenir à vraiment l’être ?

Il est impossible de dissocier l’entrepreneur, ses projets, ses activités et autres de l’Homme. Mais dans le fond c’est ça être soi-même pour un entrepreneur. Donc je ne pense pas jouer de rôle ou être quelqu’un que je ne suis pas.

Edovino c’est avant tout de l’hédonisme et du vin, alors parle-nous de ce que cela représente pour toi.

Du plaisir, de la convivialité, de l’émotion, de la joie… Le vin fait partie de la tradition française, de notre culture. Sans tomber dans l’excès, c’est toujours un vrai plaisir d’apprécier un grand cru. Le moment de lâcher prise pendant quelques heures aussi. J’apprécie particulièrement partager des moments avec ceux que j’aime, et vu qu’ils aiment aussi le vin, le bon vin, il y a toujours de bonnes bouteilles.

Photo de Jérémy Paille avec un verre de vin blanc

As-tu un souvenir autour du vin à nous partager ?

Il y en a plein évidemment : Une soirée romantique, des vacances entre amis, des diners de famille… Mais la première image qui me vient en tête c’est certainement les repas accompagnés d’une (ou plusieurs) bouteille de vin rouge, un Bordeaux évidemment, que j’ai pu partager avec mon père. Il y en a eu peu, mais ce sont des images qui resteront dans mon esprit toute ma vie.

Enfin, comme le veut la tradition de cette rubrique, quels seraient les conseils de vie que tu aurais envie de partager à notre communauté ?

La vie est une fête, alors il faut en profiter et se faire plaisir. Se dire que rien n’est impossible et aller au bout de ses rêves de ses envies. Ne pas se fixer de limite ouvre le champ des possibles et tout devient alors plus simple. Partagez, profitez, aimez, jouez, sans modération !

Alex

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